Sans Paris seibou samarou serait assassiné:
Les dessous et zones d’ombres de la cabale !!!!!!!!!!

Pour une histoire banale d’une vielle dette, Issa SAMAROU ancien Secrétaire d’État Chargé de la promotion du Secteur Privé du Gouvernement de la République a failli trouvé la mort, dans un attentat déguisé en accident de la circulation.
Cette histoire ressemble étrangement à celle que la presse en 2001 avait rendue publique. En effet après avoir quitté le gouvernement le 29 Août 2000, Monsieur SAMAROU avait fait l‘objet d’une série d’acharnement et d‘une cabale qui avait failli lui ôté la vie.
Un soir alors qu’il rentrait tranquillement chez lui il vit un jeune homme qui a l‘air d‘un déréglé mental embusqué derrière les fleurs qui entouraient sa concession, et portait un sac dans lequel se trouvait enfoui un pistolet automatique.
Que cherchait ce jeune homme à cet endroit dans l’obscurité? Quelle mission a-t-elle reçue? Qui est le commanditaire de ce crime manqué? Personne n‘a su répondre.
L’enquête confiée aux services compétents n’a jamais élucidé les mystères qui entourent cette scabreuse affaire.
Le combat du peuple dans sa parution du mardi 17 Avril 2001, avait fait un large écho de cette scène abracadabrante.
Il sera suivi par le journal Akléklé le 30 Avril 2001, et faisant sa Une avec un titre qui exprime que la traque de Samarou Séibou ne date pas d’aujourd’hui » QUI VEUT TUER LE MINISTRE ISSA SAMAROU SAIBOU ?»
L’histoire se répète dit on , mais peut être pas forcément avec les mêmes mobiles. Le mois de Février 2008, a failli être un mois macabre pour la famille SAMAROU.
En effet c’est au niveau du GTA Groupement Togolais des Assurances, que l’attendaient ses bourreaux à bord d’une Mercedes Benz couleur verte immatriculé RT et portant un écusson OI qui laisse croire que le propriétaire dudit véhicule travaillerait dans une organisation internationale.
La Mercedes Benz percuta violemment le véhicule à bord duquel se trouvait Issa SAMAROU, qui quitta la chaussée pour finir sa folle course contre un baobab non loin en contrebas de la route internationale.
Le chauffard a pris la fuite sans qu’il ne soit pour le moindre du monde, inquiété par les éléments des forces de sécurité qui étaient de faction sur le lieu du crime manqué.
Samarou revenait de Pya où il a prit part à la célébration de la troisième édition du souvenir de la disparition du Père de la Nation. Voilà le décor de l’événement.
Allons au fonds du dossier pour comprendre: qui est le débiteur? ASSIH Agossoyé, beau frère du Secrétaire d’État.
Quel est le montant de la Créance? 1.800.000 FCFA. Dans quelle circonstance Samarou a-t-il avancé cette somme au Colonel ASSIH? A la veille de la fuite de dernier en France parce que sa vie serait menacé en 1991, au moment des luttes pour l’ouverture démocratique du pays.
Le régime lui reprochait un certain nombre d’indélicatesses qui allaient le conduire dans les geôles de redressement du système, que lui-même a érigé pour arracher des aveux aux togolais qui ne voulaient pas regarder dans l‘unique direction imposée par le parti état.
Cette histoire de dette est elle suffisante pour qu’on tente d’éliminer le créancier?Y a-t-il une reconnaissance de dettes signée en bonne et due forme? Un proche de la famille interrogée déclare qu’entre membres d’une même famille on n’exige pas ce genre de document.
Seule la confiance reste la meilleure garantie entre les membres d‘une même fratrie. Est il que le débiteur n’a jamais nié l’existence d’une telle dette, qui a été contractée en présence des sages de la famille y compris un Chef traditionnel de Sokodé.
N’existe il pas d’autres faisceaux d’éléments non apparents ou sans liaison directe avec cette créance qui seraient le levier de déclenchement de la fatwa meurtrière, contre le Ministre SAMAROU?
Le conflit qui oppose SAMAROU à son beau frère ASSIH a des origines lointaines selon les investigations que nous avons menées.
SAMAROU dans ses heures de gloire avait rendu de fiers services au Colonel ASSIH, qui se trouvait dans de mauvais draps.
Un jour alors qu’il était en exil les cabalistes qui entourait le patriarche de Pya pour l’opposer davantage au Gal Eyadema, avaient prétexté que le Colonel était en connivence avec Gilchrist Olympio dans la préparation d’un coup de force contre le régime de Lomé, et qu’il se rendait régulièrement au camp d’entraînement des mercenaires à Satchimadja au Ghana .
Une des nombreuses épouses du Colonel qui se trouvait être la sœur aînée de SAMAROU, intervient auprès de ce dernier, afin qu’il intercéda auprès du Président Eyadema pour démontrer le caractère mensonger de l’accusation dont son mari est victime, et que le Colonel ASSIH n’a jamais quitté la France depuis sa fuite du Togo, comme le prétendaient ses détracteurs.
Cette mission de bons offices a valu plus tard à SAMAROU de bénéficier de la confiance du Chef de l’État, qui un certain 18 Juin 1999, le nomma Secrétaire d’État au secteur privé. Il bénéficia de l’appui de son parrain politique feu le Ministre Yaya Malou, décédé il y a quelques mois..
Mais la promotion du petit ne fit pas plaisir au Colonel ASSIH, tout comme l’état de ses relations actuelles avec la famille régnante notamment ses liens avec le Ministre KPATCHA GNASSINGBE.
Ce positionnement privilégié dont il bénéficie auprès du redoutable enfant du pays, a suscité des sentiments de jalousie et nourrit l’hostilité de Colonel envers son beau frère. Coups bas, dénigrement systématique, coup de fils anonymes, des menaces répétées de mort, intimidations furent les armes légères utilisées contre SAMAROU par son beau frère.
Ce dernier le Colonel ASSIH , officier de gendarmerie et ancien grand manitou de la Gendarmerie Nationale , est très proche du président de la république, par les services qu’il rend en matière de renseignements, et des stratégies qu’ils conseille au « sécuritas « pour neutraliser les adversaires du régime, et toute velléité contestataire du régime.
Interrogé depuis Paris où il s trouve en ce moment , le Secrétaire d’État, déclare qu’il s’en remet à Dieu, et exprime sa colère devant l’injustice humaine.
Il exprime sa dévotion à la France pour son rôle majeur pour la protection de sa vie. Il salue les services de sécurité française qui assurent sa protection en France, et rend hommage à l’ambassade de France au Togo, et au Président Sarkozy, qu’il a connu pendant qu’il était en exil .
A la question de savoir pourquoi n’avez-vous réussi à circonscrire cette affaire dans le cadre familial il dit qu’il a tout essayé, mais le Colonel continuait de plus belle à l’enfoncer à chaque fois qu’il en a l’occasion, pour délier ses liens avec le jeune frère du Président de la République.
Enfin questionné sur l’opportunité de cette réclamation d’une si vielle dette, il dit que c’est par réaction à l’hostilité affichée par le Colonel à son encontre l’a poussé à exiger le paiement de sa créance, et pour rappeler à son beau frère, les services qu’il lui a rendus quand il faisait sa longue et périlleuse traversée du désert.
Tout compte fait cette histoire de dette n’est que reflet des rivalités qui opposent les deux ténors politiques de la fratrie des GNASSINGBE. Chacun y va avec les méthodes et les moyens qui sont les siens. Les deux protagonistes de la cette crise n’ont pas les mêmes soutiens, ni les mêmes moyens. C’est le duel de David et de Goliath.
Le Colonel utilise les services de l’État pour contraindre au silence son beau frère ( harcèlement judiciaire, convocation au camp par le Ministre de la Sécurité, coups de fils anonymes et mise sur table d’écoute) autant de pratiques illégales et prohibées par le référendum constitutionnel plébiscitaire de la loi fondamentale du pays le 27 Septembre 1992. Samarou n’a que l’amitié de Kpatcha GNASSINGBE. Voilà la dure réalité à laquelle l’ancien secrétaire d’État est confronté
Il faut rappeler tout même que SAMAROU fut l’une des chevilles ouvrières de la Cité OUA. Mais c’est à cause de ce joyau qui fait la fierté du pays, qu’il connaîtra l’exil et la prison, et la confiscation inique de son immeuble par l’État, qui en a fait le siège du gouvernement de la République.
Ses coinculpés dans cette affaire notamment l’ancien Premier Ministre Eugène Adoboli retraité vivant à Genève, Hope Agboli, ancien Ministre de l’Urbanisme, agent des services diplomatiques de l’ambassade du Togo à Paris, n’ont jamais été interrogés par le juge d’instruction.
Et pourtant le rapport de la commission anti corruption a relevé l’existence d’un compte ouvert à Ecobank, sous l’unique signature du Ministre Agboli Hope, et que tous les retraits effectués à l’UTB l’ont été sous la seule signature du Chef du Gouvernement de l’époque, contrairement au mode de fonctionnement retenu dans la convention de gestion Compte OUA 2000 auprès de cet établissement bancaire.
Comment pour une affaire qui n’est pas encore jugée peut on désigner les coupables, dont certains sont impunis, et d’autres subissent encore et encore, l’arbitraire le plus abject voire même des tentatives d’élimination physique.
Il serait décent au regard de l’obligation d’‘impartialité de la justice que les autres coinculpés soient entendus, pour la manifestation de la vérité.
Il est intolérable que la justice, fonctionne à deux vitesses, en protégeant de délinquants qui ont la protection des puissants et en écrasant des justiciables qui n’ont que le bon Dieu pour eux.
On peut conclure sans sourciller que faire de Samarou, le bouc émissaire dans cette affaire de la cité OUA, relève d’une imposture judiciaire qui a des relents d’une cabale nauséabonde.
Saisi des menaces qui pèsent sur la vie de Ministre Samarou l’ambassade de France au Togo a décidé de lui ’apporter sa protection . Soulignons que Samarou est un citoyen français.
C’est donc sous bonne escorte des services de sécurité de la représentation diplomatique française que l’ancien Ministre a été mis sur un vol Air France à destination de Paris, il y a moins d’un mois, il sera accueilli en France par des éléments de police française. Il a comme cela se doit été reçu par les autorités du Quai d‘Orsay à qui il a fait sa relation des faits , et le point sur la situation politique au Togo.
Que retenir finalement de cette affaire?
1/ D’abord saluer et remercier les autorités françaises pour les mesures prises pour protéger la vie de Samarou, par son exfiltration vers Paris, pour le mettre à l’abri, et la sécurité dont il bénéficie à Paris.
2/ Exiger du gouvernement qu’il fasse la lumière sur cette affaire qui commence par inquiéter la population et donne une image de western à notre pays. Il y va de son intérêt avant que cette affaire ne prenne d’autres tournures.
3/ Que le Colonel ASSIH paie ses dettes si elles sont effectivement fondées, il y va de son honneur et de sa respectabilité.
4/ Que le Ministre Samarou a été victime d’une injustice grave qui mérite réparation, notamment la restitution de son immeuble, car l’État n’a aucun droit d’user d’un bien sous scellé de la justice.
En le faisant il est coupable de recel et sera poursuivi en tant que tel, car tant qu’aucune décision n’établit formellement la culpabilité de l’ancien serviteur de la république, il est présumé innocent, et sa propriété et son intégrité physique sont inviolables.
Saisir son immeuble, l’envoyer en prison, est un abus d’autorité puni par les lois et les dispositions réglementaires.
La démocratie a une exigence c’est le respect et la soumission de tous à la loi, que le peuple s’est librement donnée.
5/ Que la paix revienne au sein de la grande famille régnante, afin que les nageurs en eau trouble soient démasqués et contraints à prendre le chemin de l’union, du rassemblement, du sursaut national.
Ce n’est pas ce prix que la politique de la réconciliation nationale chère Chef d’État, Gnassingbé Essozimna pourra s’enraciner dans les cœurs et les esprits des togolais.
Gilbert Waraba
journaliste indépendant.