Agboyibo le faux Jésus et les disciples de Barrabas
« La politique est l’art de capter à son profit les passions des autres » disait Henry de Montherlant : Cette réflexion est toujours d’actualité dans le débat politique togolais. Il est parfois révoltant de voir certains hommes politiques jeter l’anathème sur les autres, sur les méthodes de conquête du pouvoir auquel on a personnellement souscrit pour se présenter devant la population comme un homme providentiel. Nous ne le dirons jamais assez, depuis le 05 Octobre 1990 l’ensemble de la classe politique de l’opposition sans exception aucune a commis d’énormes erreurs qui ont permis à la dictature d’Eyadema et fils de continuer par régenter la vie de notre pays. Il serait donc malhonnête intellectuellement voir dangereux que certains leaders se dédouanent aujourd’hui pour jeter la responsabilité sur les autres. S’il existe un homme politique au Togo qui change au gré des opportunités c’est bien le leader du CAR. En 17 années de combat politique, l’homme a noué toutes les alliances. Avec Edem KODJO en 1994 avec l’UFC et le PDR, avec l’UFC la CDPA , la CPP, avec Dahuku PERE avec HARRY OLYMPIO etc. Lors des dernières élections présidentielles de 2005 Maître AGBOYIBO coordonnateur général de la coalition était celui qui disait sur le terrain du cimetière que
« Bob AKITANI c’est notre choix, c’est le meilleur choix », c’est le même qui disait que lui et Gilchrist sont désormais unis pour le même combat. Ces propos provoquaient à l’époque le délire au sein des militants déchaînés qui prenaient d’assaut le stade du cimetière. Mais au fond de lui même était-il convaincu de ce qu’il disait ou bien c’était juste une stratégie visant à conduire l’UFC dans le gouffre; Convaincu qu’avec Bob AKITANI la bataille était perdue d’avance. La suite des évènements nous dira qu’en réalité l’homme travaillait pour la seconde option. Depuis le 05 Octobre 1990 le bélier noir n’a jamais admis l’arrivée de Gilchrist en Politique et il l’a dit plusieurs fois à qui veut l’entendre. Selon le leader du CAR l’intrusion du leader de l’UFC dans le débat politique au Togo a eu le malheur de crisper les choses et de rendre l’alternance difficile. En clair Gilchrist en s’introduisant dans le jeu politique au Togo a empêche Maître AGBOYIBO le leader en vue de l’époque de réaliser son ambition à savoir celui de remplacer Eyadema en douceur.
Après donc le grand amour des élections présidentielles de 2005 beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont ; après la nomination de maître AGBOYIBO premier ministre, l’entente cordiale entre les deux hommes a désormais cédé la place à l’animosité. Alors face aux critiques répétées des actions du gouvernement par l’UFC, le CAR ne se fait plus prier pour écorcher les responsables du parti de Detia présentés à la population comme de vulgaires anarchistes qui veulent plonger le pays dans la guerre. Que ce soit dans les discours, les débats, à travers des réunions dans les quartiers, le CAR affirme que l’UFC incarne une méthode de changement par la violence. Selon des propos de Jean Pièrre FABRE, le bouillant SG de l’UFC sur TV7, maître AGBOYIBO exhorte à travers des réunions les populations à ne plus accorder leurs voix à l’UFC.Raison évoquée: la France n’en veut pas et l’armée togolaise non plus. Des propos jamais démentis par les responsables du CAR. Depuis quelques mois le leader du CAR en opportuniste avisé, en homme rusé capable de présenter toutes les facettes, vient de chausser le souliers de Jésus. Dans une stratégie de manipulation du peuple à travers la parole de Dieu, il clame haut et fort que c’est le bon Dieu qui guide les actes de Faure Gnassingbé celui là même qui a marché sur des centaines de cadavres pour prendre le pouvoir. Pour lui donc il faut être à ses côtés pour le convertir et il a profité de cette occasion pour dénoncer ceux qui veulent toujours usé de la violence pour le changement allusion faite à l’UFC auquel AGBOYIBO lui même avait apporté sa caution lors des élections d’avril 2005. C’était l’essentiel d’un fameux discours qu’il a prononcé sur les montagnes de Kpalimé il y de cela 4 mois. Mais plus les élections législatives s’approchent plus les réelles intentions de l’homme se précise.
AGBOYIBO dans le rôle de Jésus de Nazareth et GILCHRIST dans celui de Barrabas le Zélote
Notre objectif dans cette réflexion est d’amener nos lecteurs à se faire une idée réelle des véritables intentions de nos leaders de l’opposition à ce moment crucial de la vie politique de notre pays. Nous ne voulons faire la part belle à personne puisque notre rôle de vigilance nous oblige à dire au peuple la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Autant nous n’avons jamais été d’accord avec le leader de l’UFC qui avait qualifié le CAR et la CDPA ses alliés traditionnels de partis satellites du RPT lors de la nomination de maître AGBOYIBO comme premier ministre, autant nous n’apprécions pas les méthodes du CAR qui tend à présenter l’UFC comme des anarchistes qui veulent plonger le pays dans un chaos. Il est évident qu’à plusieurs occasions le parti de Gilchrist enfermé dans son arrogance habituel a manqué de réalisme. Mais nous le disons c’est le parti auquel le peuple togolais accorde majoritairement sa confiance pour le moment. En clair nous voulons rappeler au leader du CAR qu’on ne gagne jamais en marquant des but contre son propre camp.
Lors de l’investiture des candidats du CAR la semaine dernière, le leader de ce parti, devenu à la surprise générale un pasteur a encore prononcé un sermon dans lequel il se présente habilement comme l’homme providentiel oint par Dieu pour sauver le Togo.
« Et dans son plan, le Seigneur n’a pas dit que le Togo doit sombrer. Il n’a pas dit que le Togo doit continuer à descendre encore plus bas alors que partout autour de nous, les autres pays vont de l’avant……. Le Seigneur ne veut qu’une chose, c’est d’être écouté. Il s’est exprimé. Il a interpellé le Président Faure à remettre sur le tapis la méthode des fondateurs de notre parti le CAR. Je dis bien remettre sur le tapis, car les fondateurs du parti eurent à faire appliquer la méthode dans le passé, de 1987 à 1991 et en 1999. Le peuple a eu à en apprécier les résultats. La méthode en question, puis-je en faire le rappel, vise à convertir les uns et les autres au changement par l’amour et le refus de la compromission. »
Ce passage du sermon du bélier noir depuis la salle Concorde de l’Hôtel du 2 Février ne souffre d’aucune ambiguïté. Pour le leader du CAR les actes qu’il pose ont désormais une inspiration divine puisqu’il trouve en Faure Gnassingbé l’homme par qui le bon Dieu a permis aux dirigeants du CAR de retrouver le bon chemin au moment où ils étaient en perdition. Cette méthode cariste est donc basée sur la conversion des uns et des autres au changement par l’amour et le refus de la compromission. Sur ce plan l’homme du CAR aura certainement toutes les difficultés pour convaincre un peuple qui a longtemps admis le fait qu’il est un homme qui roule pour le pouvoir RPT depuis le début du processus démocratique.
Au cours de sa prêche, il a invité le peuple togolais à usé du discernement pour faire le choix entre la stabilité et le chaos le 14 octobre prochain. Faisant une incursion dans le passé juif, il a comparé la situation actuelle du Togo à celle qui existait au moment où le peuple juive devait faire le choix entre Jésus le sauveur et Barrabas l’anarchiste. Une manière très habile de faire allusion à l’UFC qu’on présente désormais au CAR comme les anarchistes ou les politiciens de la rue.
« Au moment où vous allez affronter une terrible épreuve humaine : la recherche de l’onction populaire, il est primordial que vous gardiez à l’esprit ces armes spirituelles, de façon à éviter à notre peuple la réédition de ce qui est arrivé il y a deux mille ans dans la Judée antique. Il revenait à l’époque au peuple juif de décider de la personne à libérer par Ponce Pilate à l’occasion de la fête de Pâques entre deux condamnés à mort : Fallait-il porter le choix sur Jésus-Christ qui prêchait l’amour pour la conversion des hommes y compris l’occupant romain. Ou fallait-il marquer sa préférence pour Barrabas, le zélote qui prônait l’affrontement physique pour affranchir la Judée de l’occupation romaine et qui venait d’être arrêté à la suite d’une manifestation de rue au cours de laquelle un manifestant a été tué. »
Même si le leader du CAR semble jouer sur le désespoir du peuple en surfant sur les paroles bibliques, connaissant le peuple togolais qui sait toujours distinguer le vrai du faux, il y’a de forte chance que son message angélique ne soit pas entendu. Faure Gnassingbé est l’homme par qui Dieu parle aujourd’hui au pasteur Agboyibo en remettant sur le tapis la méthode providentiel que les responsables du CAR semblent avoir perdu de vue pendant leurs pérégrinations. Pourquoi le bon Dieu ne parlerait t-il pas directement au bélier noir lui même ? C’est donc par ce discours mielleux que le bélier noir est devenu l’homme à tout faire de l’usurpateur du 05 février 2005. Le mercredi dernier il était en compagnie de Mey Gnassingbé chez Omar BONGO le bout d’homme qui trône frauduleusement dans la forêt gabonaise depuis bientôt 40 ans. Selon les propos du politicien pasteur il s’était agi de présenter l’évolution du processus électoral au doyen des chefs d’Etat africain dont il est l’ami personnel. Cette visite en réalité rentre dans les tractations pour les alliances au lendemain des élections législatives du 14 octobre 2007. Le sauveur AGBOYIBO a oublié que dans notre monde d’aujourd’hui le peuple de Dieu juge sur les actes que sur les paroles. Lui qui était hier avec GILCHRIST dans la coalition trouve maintenant que c’est un anarchiste. Jésus auquel il s’identifie ne disait pas une chose et son contraire. Il ne buvait pas non plus à la coupe des démons. Il n’étais pas non plus un polygame notoire, un buveur de sodabi encore moins un adepte des forces occultes qu’il utilise pour se débarrasser de ses concurrents dans la même circonscription électorale. En définitive comme le recommande le seigneur lui même à propos des faux prophètes dans
l’Epitre de Saint Paul à TITE 10-11 « nombreux sont en effet les insoumis, vains discoureurs et trompeurs, surtout parmi les circoncis. Il faut leur fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, en enseignant pour un gain honteux ce qu’il ne faut pas. » le bon Dieu lui même avait tout prévu et il appartient au peuple togolais de faire la différence les faux pasteurs des vrais afin de préserver le sens de la lutte lancée par la jeunesse togolaise le 05 Octobre 1990.
Simon de Fanti, Tultogo.com
Voici l’intégralité du discours de maître AGBOYIBO lors de l’investiture des candidats du CAR à la salle Concorde
- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
- Excellences, Mesdames et Messieurs les Membresdu Corps Diplomatique et Consulaire,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des PartisPolitiques,
- Autorités Administratives et militaires,
- Autorités Traditionnelles et Religieuses,
- Mesdames et Messieurs les Représentantsdes Organisations et Associations de la Société Civile,
- Chères Militantes et Chers Militants du Comité d’Actionpour le Renouveau,- Chères Candidates et Chers Candidats du CAR,
- Mesdames, Messieurs les journalistes,
- Chers Invités
Je voudrais, avant toute chose, adresser à vous tous chers invités, mes vifs remerciements pour être venus aussi nombreux honorer de votre présence, la cérémonie de ce jour.
Cela témoigne de l’intérêt que vous attachez les uns et les autres à cette étape du processus : l’investiture des candidates et candidats aux prochaines élections législatives.L’étape est significative. Car elle permet de mesurer le chemin parcouru. Qui pourrait y croire il y a quelques mois ?Que d’interrogations n’ont suscité les chances de mise en œuvre de l’Accord Politique Global ? Tant les esprits étaient déçus par les lendemains des précédents accords.Mais les doutes se sont progressivement estompés au fur et à mesure que des actes concrets ont été posés.Il s’agit notamment :
- de la formation du Gouvernement d’Union Nationale
- de la révision du code électoral conformément aux prescriptions de l’Accord Politique Global
- du choix du mode de scrutin et son incorporation à la constitution
- de l’instauration de la carte d’électeur numérisée avec photo
- du recensement électoral
Notre parti le CAR s’est tout particulièrement réjoui de l’installation de la CENI avec la participation de toutes les parties signataires de l’Accord Politique Global.
Il s’est surtout félicité du fait que les diverses composantes de la CENI se soient accordées à diligenter, de façon consensuelle les différentes opérations électorales, notamment, le recensement qui vient de se dérouler à la grande satisfaction de tous.J’aimerais souligner au passage que ce consensus réalisé après celui de la signature de l’Accord Politique Global est d’une portée capitale dans la mesure où c’est la CENI qui est investie de la mission principale d’organiser et de superviser les élections, le Gouvernement n’étant appelé à jouer en la matière qu’un rôle d’accompagnement. L’entente de la classe politique à travers la CENI a valu au processus non seulement l’adhésion de nos populations mais également l’appui moral, financier et technique de la communauté internationale.Et c’est le lieu pour notre parti de remercier l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEDEAO, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, et tous les partenaires en développement du Togo pour ce soutien.J’exprime ma reconnaissance à Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso, Médiateur du Dialogue Inter Togolais, Président du Comité de Suivi de l’Accord Politique Global, pour la sagesse sereine et le doigté remarquable avec lesquels il a aidé et continue d’aider à la résolution de la crise togolaise.Je remercie toutes les Togolaises et tous les Togolais pour leur patience, leur esprit de retenue et de tolérance tout au long de notre difficile cheminement.Je souhaite vivement que ce soit dans ce climat de sérénité que s’achève la première phase de mise en œuvre de l’Accord Politique Global avec la campagne électorale et la tenue des élections le 14 octobre 2007.Mesdames les candidates, Messieurs les candidats,A l’heure où nous abordons le dernier virage qui nous conduira vers la fin de cette première phase du processus, je voudrais tourner mon regard vers vous et dire que le chemin qui est encore devant nous est tout aussi redoutable.Les lendemains de nos populations sont entre vos mains. Vous avez pu constater à l’écoute des ménages et de la rue qu’après tout ce qui s’est passé, nos populations n’avaient plus envie d’aller aux élections. Elles ont été traumatisées par des élections à répétition qui n’eurent d’autres suites que des milliers de blessés, d’invalides et de morts, des départs massifs des jeunes à l’exil.Et sous le poids de tant de malheurs, plusieurs de nos compatriotes ont fini par se laisser gagnés par le désespoir et la tentation de la résignation.Mais heureusement le Seigneur est là. Nous ne cesserons au CAR de lui faire confiance et de le glorifier. Il a un plan pour le Togo.Et dans son plan, le Seigneur n’a pas dit que le Togo doit sombrer. Il n’a pas dit que le Togo doit continuer à descendre encore plus bas alors que partout autour de nous, les autres pays vont de l’avant. Il n’a pas dit que nos jeunes formés au prix de mille sacrifices de leurs parents et de l’Etat continueront à mener une vie de misère. Il sait que bientôt les bassins fertiles de nos fleuves et rivières deviendront des zones vertes qui offriront à nos jeunes des opportunités d’emplois pour une vie digne.Il sait que partout à travers le monde, nombreuses sont les bonnes volontés disposées à consentir les ressources financières nécessaires à la réalisation de son plan.Le Seigneur ne veut qu’une chose, c’est d’être écouté. Il s’est exprimé.Il a interpellé le Président Faure à remettre sur le tapis la méthode des fondateurs de notre parti le CAR.
Je dis bien remettre sur le tapis, car les fondateurs du parti eurent à faire appliquer la méthode dans le passé, de 1987 à 1991 et en 1999. Le peuple a eu à en apprécier les résultats.La méthode en question, puis-je en faire le rappel, vise à convertir les uns et les autres au changement par l’amour et le refus de la compromission. J’aimerais préciser en quelques mots le sens de ces deux concepts. L’amour prophétique pris dans le contexte politique qui est le nôtre c’est la retenue face à la tentation humainement compréhensible, de riposter à une offense, par souci de préserver l’harmonie sociale déjà perturbée par l’offense première. Cette démarche de conversion du prochain par l’amour est le prix à payer pour la paix et le développement de notre pays.Et quant au refus de compromission, il relève de l’affrontement spirituel parce que fondé sur la résistance aux séductions et aux pressions des agents de satan.Mesdames, Messieurs,Au moment où vous allez affronter une terrible épreuve humaine : la recherche de l’onction populaire, il est primordial que vous gardiez à l’esprit ces armes spirituelles, de façon à éviter à notre peuple la réédition de ce qui est arrivé il y a deux mille ans dans la Judée antique. Il revenait à l’époque au peuple juif de décider de la personne à libérer par Ponce Pilate à l’occasion de la fête de Pâques entre deux condamnés à mort : Fallait-il porter le choix sur Jésus-Christ qui prêchait l’amour pour la conversion des hommes y compris l’occupant romain. Ou fallait-il marquer sa préférence pour Barrabas, le zélote qui prônait l’affrontement physique pour affranchir la Judée de l’occupation romaine et qui venait d’être arrêté à la suite d’une manifestation de rue au cours de laquelle un manifestant a été tué.Mesdames, Messieurs,Durant la longue histoire de l’humanité, rares sont les peuples qui n’ont pas été confrontés à ce dilemme. Et chaque choix opéré par le peuple a eu ses conséquences en bien ou en mal. Quand ce choix vient à aggraver les problèmes du peuple, à qui la responsabilité ?Je me refuse d’être de ceux qui pensent que les peuples sont responsables de leurs choix.Je me refuse à mettre sur le compte du peuple togolais, la responsabilité des malheurs qu’il a accumulés d’élections en élections.Il est trop facile de dire que nos populations doivent s’en prendre à elles-mêmes, sous prétexte qu’elles ont cédé à l’émotion par contamination, aux séductions et aux pressions de tous genres au lieu d’opérer des choix fondés sur la raison.Je considère que la responsabilité des malheurs d’un peuple incombe à ceux qui ont choisi d’être des politiques. Il en est ainsi quelles que soient les causes des malheurs consécutifs aux élections, y compris le manque de clairvoyance et de courage des citoyens. Et si ces malheurs nous ont réellement convaincu que la politique doit être autre chose que le modèle des disciples de Barabbas, reconnaissons qu’il est du devoir de nous, politiques, d’éclairer les populations en faisant en sorte que l’exploitation des sentiments primaires laisse place à la promotion des idéaux et enjeux qui donnent un sens aux élections. Chères candidates, Chers candidats,Vous vous engagez donc à une mission lourde, mais, oh combien exaltante, la députation n’étant pas un gagne pain mais un sacerdoce pour le bien être de nos populations. Elle est multiforme.Vous aurez bien entendu, à être à l’avant-garde des équipes qui vont sillonner nos villes et campagnes pour porter à la connaissance des populations, les projets élaborés par notre parti pour le redressement socio-économique du pays et les édifier sur les ressources financières et humaines conçues pour la réalisation de ces projets. Nous exposerons à ces populations, le moment venu, les divers points de ce programme, notamment ceux concernant :
- la promotion des conditions générales nécessaires à la redynamisation et à la prospérité des différents secteurs de notre économie,
- la préoccupante question du chômage des jeunes dont je parlais à l’instant,
- les problèmes de fourniture d’eau et d’électricité à nos communautés de base sur l’ensemble du territoire national,- la rénovation et la réalisation de nouvelles structures sanitaires, scolaires, culturelles, routières et autres,
- le besoin d’assainissement de Lomé, des autres villes et principales agglomérations du pays,
- la nécessité de protéger les droits des personnes handicapées, de l’enfant, des personnes âgées et d’assurer la représentation de la femme à tous les niveaux de la vie politique du pays.
- Etc.
Mais par delà ce premier aspect de votre mission, vous devez être surtout ceux à qui il revient de sensibiliser nos populations au vote utile, un vote qui débouche sur le changement de l’image du pays et sur l’amélioration des conditions de vie de ses habitants. Vous devez exhorter chaque citoyen à exprimer un vote responsable qui soit de nature à conforter la confiance que le Togo est en train de rétablir avec ses partenaires en développement.Vous devez avoir le long de la campagne électorale, une conduite qui fasse de vous un exemple vivant de la nouvelle génération de politiques dont notre pays a besoin, un exemple pour tous nos partisans et pour tous nos compatriotes. Un exemple qui soit un témoignage des valeurs chères à notre parti, le CAR : respect de soi, respect des militants du parti, respect des adversaires, sens de dignité, de civisme, de compassion, de franchise, d’humilité, de modération, de tolérance, vigilance à tout instant.Mesdames, Messieurs, Grâce à la providence, nous avions surmonté les écueils aux deux premières étapes du consensus à promouvoir pour sortir notre pays de la crise socio-politique : la première étant l’Accord Politique Global et le second, le recensement électoral avec carte munie de photo. Je vous convie, chers candidats, à convaincre les populations qu’il n’est plus question de faire marche arrière, mais d’aller de l’avant pour réaliser grâce à leurs suffrages massifs la troisième étape du consensus : celle des réformes constitutionnelles et institutionnelles indispensables à la modernisation de l’Etat et au redressement du pays.Chères Candidates et Chers Candidats,
En guise de conclusion, je voudrais exprimer à vous tous, mes vives félicitations pour avoir mérité la confiance de nos militants de base, Puisque c’est eux qui ont eu à vous désigner démocratiquement lors des assemblées générales organisées dans toutes nos fédérations. Je suis convaincu que vous mettrez tout en œuvre pour être à la hauteur de leur confiance. Et c’est sur cette note d’espoir que je souhaite à vous tous, bonne chance
. Mesdames, Messieurs, les invités,
Chers militants du CAR
Je vous remercie de votre aimable attention.