Catastrophe de Kpendjal : après 3 jours de deuil national voici 30 jours de deuil scolaire

Les élèves du Togo vont encore patienter un mois avant de prendre contact avec leur enseignants et pour cause le gouvernement togolais par la voix du ministre de l’enseignement primaire et secondaire Klassou Sélom vient de reporter la rentrée scolaire au 17 octobre 2007. raison avancée la catastrophe dans la région des savanes plus précisément dans le Kpendjal où des ponts et des écoles ont été emporté par les eaux.
Une décision bien mûrie ?
Ce report d’un mois de la rentrée scolaire est-elle une décision bien réfléchie ? c’est la question qui mérité d’être posée surtout que les arguments avancés par le sieur Klassou, sont loin de convaincre la majorité des togolais.
Rappelons que c’est depuis la fin du mois de mai 2007 que les élèves des classes de passage étaient en vacances.
Si la rentrée est prévue pour le 17 octobre, alors ils auront passés 5 mois à la maison à ne rien faire. De quoi désapprendre totalement selon un inspecteur. Selon le ministre, le gouvernement mettra ce temps à profit pour reconstruire les ponts et les écoles. Mais les cases des sinistrés sont aussi détruites, alors où vont dormir ces sinistrés avant d’aller à l’école ? D’ici le mois d’octobre, il n’est pas certain que la zone soit complètement asséchée surtout que, les pluies continuent de tomber en ce moment. Ce qui étonne également les togolais est que, cette importante décision n’était pas inscrite au conseil des ministre le mercredi 12 septembre 2007 ; c’est au lendemain du conseil des ministre que Klassou est venu annoncer la nouvelle. L’ensemble des ministres du gouvernement ont –ils participé à la prise de cette décision ? ou c’est un coup du laboratoire RPT dont le sieur Klassou est membre du comité central. S’il faut donc s’en tenir à la raison officielle qui consiste à dire que c’est par solidarité avec le Kpendjal que la rentrée est reportée, il y’a des risques que les élèvent ne retournent jamais à l’école, puisque d’autres inondations avec dégâts matériels sont annoncées dans les plateaux, de même que, dans les Lacs où le fleuve Mono est sorti de son lit. S’il faut s’occuper de ces deux régions aussi, alors il faut reporter la rentrée au 17 novembre.
Tout ceux qui connaissent le Kpendjal savent que cette région était sinistrée avant même les pluies diluviennes. Pour atteindre Mandouri le chef lieu de cette préfecture à 100km de Dapaong, il faut faire deux jours sur une piste qui date certainement de la colonisation. En clair c’est une zone qui ne dispose de rien du tout en terme d’infrastructure scolaire, sanitaire, routière ; pas d’électricité ni téléphone. Lorsque les gens tombent malades, ils préfèrent se soigner au Bénin ou Burkina Faso et pourtant nous sommes au Togo que le RPT prétend avoir développé.
Les raisons des 30 jours de deuil accordé au élèves en solidarité avec ceux du Kpendjal sont certainement à trouver ailleurs. A la veille de la rentrée les enseignants qui tirent déjà le diable par la queue avait annoncé une grève générale pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. il n’existe aucun doute que le report de la rentrée d’un mois est lié à ce vaste mouvement de débrayage qui s’annonçait. Alors jusque où le gouvernement Agboyibo et par ricochet le pouvoir de Faure Gnassingbé va t-il fuir ses responsabilités ? après avoir rendu en 40 années de pourvoir les populations nécessiteuses par le pillage des ressources, le RPT peine à prendre ses responsabilités les plus élementaires. En attendant que l’ordre ne revienne à Kpendjal le quartier est libre pour les élèves avec pour conséquences, des grossesses non désirées pour certaines filles et se sera adieu! les bancs de l'école du 17 octobre prochain. C’est ainsi que l’école togolaise est sacrifiée par le régime RPT.
Simon de Fanti, tultogo.com