Les déboires de Tata AVLESSI

Le jury disciplinaire de la CAF avait le 05 juillet 2007, en première instance suspendu de huit ans de tout activité lié au football Tata Avlessi président de la FTF pour corruption avérée d’arbitre. Non satisfait de cette décision et convaincu de son innocence, l’homme de Masseda saisie le jury d’appel de la CAF. Depuis le lundi 03 septembre, le jury d’appel de la CAF, réuni à Port Elizabeth en Afrique du Sud, a rendu sa décision après avoir écouté l’arbitre Attivi et le juge Espoir Assogbavi. La sanction est sévère puisque Tata Avlessi s’en sort avec une suspension à vie de toute activité liée au football assortie d’une interdiction de stade. En clair, l’homme devra désormais suivre le football à la Télévision et même dans ce cas on se demande s’il ne doit pas obtenir l’autorisation de la CAF avant d’allumer son écran. Cette décision qui frappe un de nos compatriotes et qui est une première dans l’histoire de la CAF est révoltante en ce sens que, l’homme de Masseda est porteur de nombreux projets de développement non seulement pour sa région mais aussi pour le Togo. Même si nous comprenons l’amertume qui règne autour de Tata en ce moment, nous nous demandons si l’homme n’est pas victime aujourd’hui de ses faux pas et de son orgueil habituel.
Le sauveur du 09 janvier 2007
Tata Avlessi élu président de la FTF le 09 janvier 2007, était perçu par l’ensemble des togolais comme l’homme qui devrait redonner au football de notre pays ses lettres de noblesse. Héritant d’une situation des plus catastrophiques du bureau de Rock Gnassingbé, l’homme devrait normalement avoir une hauteur d’esprit et se mettre dans les habits du rassembleur. Mais très vite les choses ont tourné au vinaigre. L’amateurisme et l’improvisation ont fini par être les principes de son action. En six mois de gestion, Tata Avlessi a collectionné les décisions hâtives et incongrues ; il a multiplié les bourdes au point d’avoir fait l’unanimité contre sa personne. Son bilan en si peu de temps devenait plus chaotique que celui de ces prédécesseurs. Lorsque l’affaire de la corruption est revenue sur le tapis, l’homme de Masseda n’avait plus vraiment de solide soutien dans le pays pour défendre sa cause. C’est dans cette situation que Le jury disciplinaire de la CAF infligea huit ans de suspension à Tata Avlessi. La gestion de l’après sanction par Tata lui même et les courtisans qui l’entourent n’ont pas arrangé son cas devant le jury d’appel.
Tata Avlessi victime de son entourageLe problème de Tata se limite juste à son entourage et principalement à un seul individu nommé Zepp Kouété. Zepp Kouété, Aimé De Souza et Jean Kissi formaient un trio qui se cherchait au sein de la diaspora. Après le décès du timonier national, l’arrivé de son fils et la nomination du bélier noir à la primature, nos trois amis décidèrent de rentrer au pays pour apporter leur «
expertise » au service de la nation. Une fois à Lomé Jean Kissi en fils spirituel d’Agboyibo réussi à se faire nommer conseiller du premier ministre. Quant à Zepp, il installa le système informatique de la primature avant de s’éclipser convaincu qu’il n y avait rien à se mettre sous les dents au sein d’une primature dégarnie où les courtisans du bélier sont plus nombreux que la manne à distribuer.
Il pris donc le chemin de Masseda où le maître des lieux avait fait de lui un valet. Ensemble, ils ont bataillé pour déraciner celui qui était devenu un véritable potentat de la FTF. Il sera rejoint plus tard par Aimé de Souza. A partir de ce instant Zepp est devenu l’éminence grise de Tata Avlessi qui le bombarda manager général de la FTF. Cette promotion a permis à Zepp de devenir un élément incontournable dans le dispositif de la FTF au grand mécontentement des autres membres élus de cette institution. Il encouragea Tata qui pensait qu’on lui faisait du bien à prendre des décisions calamiteuses au point d’avoir perdu totalement la sympathie d’une grande partie de l’opinion. Zepp était devenu le tout puissant de la FTF jouant tantôt au SG, tantôt au conseiller bref tous les rôles.
Lors du match Togo-Benin émaillé par de graves incidents, c’est le même Zepp qui a fait croire à tout le monde que la FTF a porté plainte auprès de la CAF. Vérification faite, c’était juste une simple lettre de protestation qui ne pouvait avoir la valeur d’une plainte.
Visiblement l’homme à tout faire ne maîtrisait même pas les dispositifs de la CAF en la matière.
Depuis la suspension de Tata Avlessi en première instance Zepp est partout et nul part. Alors cherchant à prouver à son mentor qu’il est vraiment l’heureux élu, il enregistre des conversations qu’il brandit comme une preuve irréfutable de l’innocence de son chef. Accordant des interviews dans les journaux et sur les radios de la place, il clame haut et fort que Tata est victime d’un complot de la CAF et que la vérité finira par triompher au jury d’appel de la CAF. Et l’homme de Masseda le «
handicapé intellectuel » était convaincu des stratagèmes et échafaudage d’un certain Zepp dont les actes ne sont rien d’autre que du « bitos ».
Tata et son entourage ont certainement oublié que le jury d’appel est une instance de la même CAF et ne saurait contredire une décision de première instance au risque de jeter un discrédit sur toute l’institution. Qu’on le veuille ou non la CAF est une boite à corruption, la FIFA de même. C’est une bande de copains qui fonctionne comme une confrérie et du moment où on décide de liquider un membre, il est très difficile de faire marche arrière. Tata qui venait être admis dans ce cercle est censé connaître les règles et s’y conformer Cette réalité, Tata Avlessi qui vient d’arriver dans le circuit et qui ne bénéficie pas de relations solides au sein de ce monde profond du football semble l’avoir ignoré de même que Zepp. Conséquence le jury d’appel inflige à Tata la peine extrême qui ressemble fort à une peine de mort.
Dès la publication de cette décision, les courtisans de Tata se sont mis à faire du boucan. Zepp et Aimé De Souza disent à qui veut les entendre que Tata va saisir le tribunal arbitral du sport à Lausanne et même s’il faut vendre son dernier slip, il est prêt à le faire pour son honneur. Ce monsieur n’a pas encore compris que le monde du football est un rouleau compresseur qui finira par l’écraser définitivement. Poussé par les venus de France qui ont certainement beaucoup de choses à gagner dans la suite de ce feuilleton, Tata le «
gaou » pense qu’un jour il finira par avoir raison contre toute une mafia. Le «
bitos » était tellement lucratif à Zepp de tels sorte que aujourd’hui à Lomé, c’est dans une 4 X 4 la plus en vue qu’on le voit circuler et ceci par la magie de Tata Avlessi. Aimé De Souza en rêve autant ; alors il faut encourager l’homme dans les bêtises. Pour y arriver il pourra encore sortir les sous pour des voyages inutiles. D’ores et déjà Aimé de Souza déclarait sur Sport FM ce week end qu’un groupe d’avocats sans frontière se propose de défendre le dossier de Tata devant le tribunal arbitral du sport à Lausanne. Des conneries en perspectives.
Lorsqu’on analyse la décision du jury d’appel de la CAF tout a été dit peut être sauf le droit. Ce qui devrait normalement convaincre l’entourage de Tata de garder le silence et passer par d’autres voies pour régler ce problème. Lorsque le juge Attivi déclare avoir reçu de Tata en personne une enveloppe dont il ignorait le contenu, la CAF qui consigne cet aveu comme une parole biblique sait que c’est du mensonge et nous le savons aussi pour la seule et unique raison que l’enveloppe n’avait pas été remis à Attivi par Tata mais par une autre personne. Nous pensons vivement que pour permettre à l’opinion de situer dans cette affaire, il faut finalement lever le voile sur cette partie du dossier que la CAF et tous les autres cachent à dessein au public. Nous n’avons pas ici l’intention de salir la mémoire de qui que ce soit mais, dans les milieux du football togolais, nous savons tous que c’est Théodore Amégnran décédé dans le crash de Lungi qui a remis les enveloppes à Attivi de la part de Tata. Nous savons aussi qu’au départ le montant remis à Amégnran était de 1.500 000fcfa mais ce dernier n’a remis que 1.100 000fcfa à l’arbitre Attivi. C’est convaincu du fait qu’on ne pourra jamais prouver que c’est lui qui a remis directement l’enveloppe à Attivi que, Tata pense continuer par se défendre dans ce dossier oubliant que dès le début de cette affaire la CAF a diligenté une dizaine d’enquête de même que la présidence togolaise d’une manière secrète. La plupart des conclusions de ces enquêtes prouvent bien qu’il y a eu corruption et que l’argent remis à Attivi par Théodore Amégnran provenait de Tata. Si donc la CAF continue par croire à la parole de Attivi alors qu’elle sait pertinemment qu’elle est fausse, c’est parce que cette institution est décidée à faire la peau à Tata. Et cet aspect des choses Zepp national et compagnie doivent l’intégrer dans leur démarche afin d’éviter à leur mentor des jours encore plus difficile. Nous ne sommes pas d’accord avec l’acharnement de la CAF contre Tata mais en même temps nous pensons que Tata lui même doit faire un examen de conscience sur les actes qu’il a eu à poser dans cette affaire afin de mettre fin à cette histoire dont il ne sortira certainement pas gagnant quelque soit l’instance qu’il pense saisir. Les histoires à dormir debout inventées par le laboratoire de Zepp et compagnie ne lui permettront pas de faire triompher la vérité bien au contraire. Si l’homme de Masseda a des oreilles qu’il entende. Sinon à Lausanne, il risque non seulement des amendes mais peut être une interdiction d’allumer sa propre télévision pour suivre un match de football.
La rédaction tultogo.com